Il n’est pas facile de conduire une moto, malgré la présence de trois roues, raconte Baraka Basibu Jean, transporteur handicapé par moto à trois rues, âgé de 22 ans. Selon lui, les handicapés éprouvent plusieurs difficultés, surtout celle de ralentir la vitesse vu les conditions physiques de leurs jambes. Ce jeune handicapé, témoigne qu’il fait ce travail parce qu’il n’a pas autre moyen de survivre. En octobre dernier, il a connu deux accidents, qui lui ont couté. Car tous ses clients ont été touchés surtout une seule personne était gravement blessé et dont il devrait prendre en charge.
Son handicap ne l’empêche pas de poursuivre ses études, c’est ainsi que, Basubi Jean est étudiant en deuxième graduat à l’ISIG de la faculté de gestion des institutions de santé. Cette moto de trois roues lui avait été donnée par un bienfaiteur pour son déplacement et non pas pour les courses commerciales. Mais comme ses parents restent à Walikale et encore sans emploi, Basubi accepte de faire des courses commerciales frauduleuses pour subvenir à certains besoins physiologiques.
Vivre en dehors de ses parents
Il a quitté ses parents à 7 ans d’âge, ce jeune garçon vit dans une maison mise à sa disposion, lui et cinq de ses amis aussi handicapés. Ici, ils sont gardés par une association qui supporte les personnes physiquement faibles. Une fois obtenu sa moto, il se prend presque totalement en charge car celle-ci lui sert d’un bien de production.
Cependant, Jean Basubi est infirme sur le plan physiologique et non sur le plan mental. C’est pourquoi, il ne croit pas à la marginalisation car selon lui, ce concept reste psychologique. Restant confiant en lui-même, Basubi tisse des relations égales à égales avec les personnes valides. Selon lui, « la société néglige celui qui se néglige. Elle respecte celui qui se respecte ». Logé par l’église des Nazaréens, Basubi plaide non seulement pour ses amis handicapés, sans moyens, qui n’étudient pas mais surtout que l’Etat et les ONG leur viennent en aide en leur cherchant un emploi correspondant à leurs conditions physiologiques car sans emploi ils seront inutiles dans la société.
Rédaction