Un deuxième cas confirmé d’Ebola, malgré le dispositif sanitaire mis en place à Goma

La confirmation du deuxième cas d’Ebolaa été faite dans un point de presse conjoint, ce 30 juillet 2019 au siège de la coordination nationale de la riposte à Goma.Le Prof. Muyembe, secrétaire technique du comité de gestion de la riposte au pays l’a déclaré à 21 heures lorsqu’il était entouré du ministre provincial de l’Intérieur, représentant du gouverneur et du Dr. Socé Fall, Directeur des urgences à l’OMS.

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Le nouveau cas confirmé d’Ebola vient de décéder cet après au Centre de traitement, situé vers l’Hôpital Provincial de Goma. Ce cas n’a pas de liens avec le  premier, celui du pasteur, décédé en  mi-juillet dernier, disent les autorités sanitaires.

Le défunt est un homme,âgé de 46 ans, père de dix enfants, venu de Mungwalu, (site minier) du territoire de Jugu en province de l’Ituri et  est arrivé à Goma, à partir du 13 juillet 2019.Pour arriver à Goma, il a traversé toutes les  grandes villes affectées par l’épidémie d’Ebola, (BENI, Butembo…),  pour commencer  à développer les signes, le 22 juillet 2019.C’est ainsi que, le cas sera confirmé, huit jours plus tard, le 30 juillet 2019, après analyses du laboratoire, équipé par l’OMS de l’Hôpital Provincial.

 

L’automédication coute cherre

Ce qui a précipité sa mort, au lieu de se présenter vite aux équipes de la riposte pour la prise en charge, le patienta commencé à se faire soigner par un infirmier ambulatoire àKiziba II, un des quartiers périphériques de Goma se trouvant dans la zone de santé de Nyiragongo.Apres la résistance de la maladie, il va se diriger dans un centre de santé, pendant que visiblement, il était déjà fatigué et saigner le sang avec des yeux rouges.

Dès son arrivée à cette structure sanitaire, l’infirmier  titulaire, connaissant déjà les signes va alerter les équipes de riposte qui ont investigué le cas en le maintenant au centre de traitement de Goma  à partir de 10 heures de ce 30 juillet, en attendant les résultats du laboratoire  qui sont sortis positifs confirmé  à 15 heures,  et venir succomber un jour après.

Les équipes de riposte mobilisées

Autour du cas, plusieurs activités sont en train d’être faites. La première activité c’est le point de presse qu’ont animé hier à 21 heures, le gouverneur de province, représenté par son ministre de l’intérieur, Valérien Baliturwandi, Dr. Jean Claude Muyembe, le secrétaire technique du comité de gestion de la riposte au pays et Dr. Socé Fall, Directeur adjoint chargé des urgences  pour l’OMS.

Pour limiter la propagation, tous les piliers engagés dans la riposte mènent chacun à son niveau des activités au tour du cas.  C’est ainsi que, la surveillance épidémiologique est en investigation pour identifier partout où ils se trouvent les contacts et les contacts des contacts. Un ring de la vaccination est installé devant la structure sanitaire où le patient a été admis.  Les équipes de communication  sur les risques sont à pied d’œuvre pour faire comprendre les voisins et tous les contacts du malade.  La prévention et contrôle des infections non seulement a désinfecté le centre de santé où s’est fait soigner le malade, mais aussi tous les ménagesdu patient et des voisins les plus proches.

 

Pas de résistance communautaire

Heureusement, les populations de Goma comprennent le danger de la maladie à virus Ebola,  c’est pourquoi, ils ne développent pas aucune résistance.Car même sa femme et ses enfants tous ont déjà été vaccinés.

Comme pour l’instant, les équipes de ripostes sont à pied d’œuvre pour retrouver les cas contacts afin de les vaccinés pour éviter la propagation de la maladie. Docteur Muyembe rassure par ailleurs les pays voisins que la situation est sous contrôle ; il appelle aussi la population de la ville de Goma à n’est pas paniqué, mais plutôt de collaborer étroitement avec les équipes de riposte en observant les mesures d’hygiènes.

 

Répondant aux questions des journalistes, Dr. Muyembe  a vanté l’efficacité du  nouveau vaccin qui pourrait être introduit dans  ce quatrième plan de riposte, car selon lui, « je ne  peux pas accepter un vaccin qui n’est pas prouvé scientifiquement ».Toujours dans ses propres mots, le prof. Muyembe a précisé que, «  je e suis pas venu pour remplacer les gens. Mais ce qui est sûr, je veux  changer les incompétents et travailler avec ceux qui connaissent le travail.

Eric le Rouge

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