Un colonel purge sa peine à la prison centrale de Goma pour crimes environnementaux

La Cour Militaire Operationnelle de Goma vient de prononcer trois condamnations sur les crimes environnementaux en Province du Nord-Kivu, coté Est de la R.D.Congo.La partie civile c’est l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature « ICCN », assistée par les avocats verts de l’« Alerte Congolaise pour l’Environement et les droits de l’homme, « ACEDH ». Ces homes de droit insistent sur la collaboration de tous pour arrêter cette hémorragie des crimes environnementaux dans le Parc National de Virunga.

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Ces trois premiers criminels environnementaux ont été condamnés pour l’infraction de braconnage et les verdicts ont été prononcés successivement : « le 07 février, le 29 janvier 2020 et  le 10 juin 2019 ».

Cependant, le prévenu de la première affaire est un officier supérieur, le Colonel LIWENGE, commandant « FARDC » de  Rugare, une localité située dans le territoire de Rutshuruest condamné à une peine d’emprisonnement de 16 mois, au paiement des frais de justice, et de 500 $de dommage et intérêts à l’« ICCN ».Ce dernier est condamné parce que ses éléments ont abattu un hippopotame dans les eaux du Lac Edouard, qui est une partie du Parc National de Virunga, Patrimoine Mondiale de l’UNESCO.

 

Les prévenus de  la deuxième affaire sont les, quarte Eco-gardes de l’ICCN, poursuivis pour avoir abattu quatre antilopes dans le Parc dans lequel ils font la garde.Ces derniers sont également condamnés à 16 mois de Servitude Pénale, aux frais de justice et au dommage et intérêt de l’ordre de 500 dollars pour chacun.Selon Me Eric Kambale, parmi les avocats qui ont défendu la partie civile, l’ICCN,« les délinquants environnementaux sont de plusieurs catégories : « des militaires, des civils, voire mêmes les Eco-gardes… ». Cette situation vient confirmer l’hypothèse selon laquelle, les criminels environnementaux sont de plusieurs catégories.

 

Pour la troisième affaire, il s’agit aussi d’un militaire qui  a délibérément tué une espèce de faune toujours dans le PNVi, heureusement, il a également été condamné à 24 mois de prison et au paiement des frais de justice.

 

Effrayer  les autres criminels environnementaux

Ces arrêts rendus pour cette causeconstitueront une jurisprudence qui fera la référence de la lutte contre les crimes environnementaux suite à la condamnation de cet Officier Supérieur qui va non seulement effrayer les paramilitaires, mais aussi les hommes des troupes, souvent mal payés se déchargeant ainsi  sur les  ressources naturellesà travers un trafic illicite pour leur survie.Outre ces dossiers plaidés et prononcés par la Cour Militaire Opérationnelle, plusieurs autres dossiers sont  en cours d’instruction pré juridictionnelle.Voici  les numéros des dossiers qui ont été conclus  dans le tableau suivant :

N° Dossier PARTIES
RP 296/2019

 

MP/PC ICCN  contre le Colonel LIWENGE.
RP 297/2019 MP/PC ICCN contre Kambere Makeuka. 
RP 251/2019 Bahati  Manzi Faustin.

 

La lutte est une affaire de tous

Cette  coopération observée entre la justice militaire et l’ACEDH dans le cadre de la lutte contre les crimes environnementaux est un temoignage éloquent de cette collaboration.

 

Le fait que les juridictions militaires ont  instruit les dossiers contre leurs homologues  militaires, jusqu’à les condamner est un signal fort de leur implication dans la lutte contre les crimes environnementaux.

Signalons par ailleurs que, avant de commencer les poursuites judiciaires qui concernent tous les porteurs  ou non d’armes illustrés dans la destruction de la faune.L’ICCN et l’ACEDH, par le biaie de « ses avocats verts » ont mené des séances de sensibilisations relatives aux crimes environnementaux commis contre les ressources fauniques et floristiques du Parc National de Virunga.

Cosmas Mungazi Kakola

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