Clément RWANZE, un jeune électronicien, passionné de l’agriculture

Déjà à l’âge de 12 ans, après la disparition tragique de sa mère, Clément se donne aux activités agricoles. Pour combler ce vide inattendu et les conseils de son oncle paternel renforcèrent son intérêt porté sur les affaires agricoles.Son oncle lui disait, « Chômer c’est se tromper pendant que les champs à cultiver sont à ta disposition ». Aujourd’hui à 23 ans il fait nourrir ses cinq petits frères et subvenir à leurs besoins, grâce aux activités agricoles déconsidérées par plusieurs jeunes congolais de son âge.

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Dès lors, ce jeune citadin de 23 ans, étudiant à l’Institut Supérieur des Techniques Appliquées (ISTA/Goma) se substitue en homme de la brousse.

Deux années successives, il abandonne la ville pour  aller mettre à profit le un hectare (1H) lui confié par sa famille paternelle dans le territoire périphérique de Nyiragongo, un peu au Nord de Goma.

 

Dans ce champ, ce jeune garçon pratique une culture diversifiée en y mettant par exemple : « la pomme de terre, les petits-pois, les légumes et plusieurs autres produits agricoles. Il dit le faire, pour la sécurisation alimentaire de sa famille composée de cinq orphelins dont trois filles, témoigne-t-il avec un sourire aux lèvres, récoltant ainsi les fruits de son travail.

La vie est un combat de tous les jours

Et pourtant électronicien en devenir, clément pour gagner sa vie, il s’est lancé dans plusieurs autres travaux afin de subvenir aux besoins de sa famille. Tout simplement, dans le cadre sa passion pour l’agriculture le chemin était comblé de hauts et de bas.

 

Son premier probleme c’est la situation géographique de son territoire d’origine, limité à l’Ouest par le Rwanda, à l’Ouest par le Parc National de Virunga, au Sud par la ville de Goma et au Nord par le territoire de Rutshuru. Si ce ne sont pas les destructions de l’ICCN, ce sont les  perceptions illégales et imposées des FDLR avant de récolter dans leurs propres champs et l’envahissement démographique des populations de Goma  qui  épinent ses activités agricoles.

 

En plus de toutes ces difficultés, le manque de routes de d’essettes agricolesvient influencer la hausse de prix de produits agricoles une fois au marché à Goma.

Face aux conflits interminables qui opposent les populations locales aux gestionnaires du Parc, Clément RWANZE demande la création d’un cadre de concertation  et d’harmonisation sur l’augmentation démographique  des riverains et le respect des limites du Parc. Sinon conclut-il, les conflits seront interminables entre les deux parties.

Prosper Munda

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