Les premières lignes de cette lettre stipulent qu’ « il se développe actuellement des marchés fonciers illégaux, de vente des espaces dans le PNVi, profitant de l’ignorance des paisibles citoyens, non informés ne sachant que le PNVi est un patrimoine mondial dont aucun mètre de ses espaces ne peut être vendu ou acheté ».
Curieusement les envahisseurs trop rusés, pour convaincre leurs clients utilisent un mensonge selon lequel, qu’il y aurait un jugement pas à l’avantage de l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, gestionnaire du Parc), ce qui attirent de plus en plus les gens pour acheter des parcelles, des champs, des morcellements illégaux dans cette réserve mondiale des ressources naturelles.
Ces actes ignobles contraires aux principes de la conservation de la nature s’observent dans plusieurs coins du Parc, il s’agit par exemple de : Mungunga, Nzulo, Sake, Nyamyumba, Kasengesi, Kitovu, Kavovo Nyiragongo, Rutshuru, Beni, Lubero, etc., pour tout simplement dire, « petit à petit le patrimoine mondial est en danger de disparition », indique Olivier Ndoole , secrétaire exécutif de ACDEH.
Il faut tromper pour soutenir leur banditisme foncier
Pour acheter des espaces dans le Parc, les prétendus propriétaires des espaces utilisent plusieurs messages souvent non prouvés dans le but de convaincre leurs proies ou clients qui sont à la recherche acharnée des espaces.
Ces présumés bandits s’appellent maturément « autochtones, c’est-à-dire, natifs », qui selon eux, auraient gagné un procès leur accordant le droit d’occuper et de vendre à leur gré des espaces dans le Parc. Ils disent également qu’une décision déclassement de la partie Mugunga, Sake, Nzulo, Nyiragongo, Kilolirwe…. serait déjà obtenue dans les instances judiciaires à Goma et cela justifierait les ventes des terres dans le Parc National des Virunga sur ces axes.
Faux rétorquent les sources judiciaires, « ces allégations sont des faussetés très graves sans fondement ».
« Ce qui est évident, l’ICCN est en procès contre certains individus de la zone du PNVi située entre Goma et Sake.
Actuellement, il existe deux dossiers civils en cours au niveau de la Cour d’Appel du Nord-Kivu à Goma, sous le « RCA 4453 et 4493 ». D’autres affaires pénales existent aux Parquets ; la Première affaire : « RCA 4453 » ; dans ce dossier, les deux appelants qui avaient initié l’action contre l’ICCN en se prévalant des droits fonciers sur les terres du PNVi à NZULO, avaient succombé en première instance devant le Tribunal de Grande Instance, « TGI ». Cependant, le Tribunal avait décrété l’irrecevabilité de leur action ; ces derniers décidèrent de relever appel contre ce jugement au niveau de la Cour d’Appel et le dossier est encore pendant ».
La deuxième affaire : « RCA : 4493 », appelant ICCN, l’opposant à la République Démocratique du Congo. Dans son jugement sous RC : 20070, rendu en Novembre 2019, le Tribunal de Grande Instance de Goma avait condamné l’Etat Congolais, qui devrait rétrocéder plus de mille (1110) hectares des terres faisant partie du PNVi, partie supposée obtenue depuis les descendants des chefs coutumiers de l’époque coloniale.
Pour les organisations de la societé civile environnementale, ces jugements qui restent pendants mettent en péril les intérêts du PNVi et l’ICCN, qui a la charge de protéger ses espaces, surtout qu’il n’avait pas été appelé au procès, c’est pourquoi il a formulée une action en tierce opposition au travers laquelle une mesure de surséance à l’exécution de la susdite décision avait été prise.
La société Civile environnementale en colère
Ces organisations condamnent sans réserve l’exploitation de l’ignorance comme style d’enrichissement sur les dos des paisibles citoyens par certains politiciens en quête des votes aux mépris des lois sur la conservation de la nature et les droits des paysans. Les constructions faites dans le Parc sont un indicateur d’une tendance à favoriser l’impunité, qui freine l’éclatement de l’État de Droit, prôné par le Chef de l’État en matière de conservation et justice climatique en RDC.
Pendant que, les leaders et les chefs Coutumiers, voire même le pouvoir public depuis 1925 ont accompagné les efforts de la conservation en concédant à juste valeur et juste titre une contribution irrévocable, qui en ces jours, fait la fierté mondiale en matière de justice climatique.
C’est pourquoi , ces Organisation de sauvegarde de l’environnement, justice foncière et droits de l’homme ont pris cette initiative de prendre position pour faire appel aux débiteurs de prendre les mesures nécessaires et urgentes , non seulement de sécuriser les citoyens escroqués , mais aussi de mettre la mains sur les acteurs qui développent cette escroquerie en trompant certaines couches des populations de Goma, Bukavu … de payer des parcelles et champs dans le Parc National des Virunga.
Cette situation des ventes des terres par des personnes identifiées est une grande menace pour la paix, la stabilité, la sécurité et la protection de l’économie déjà détruite des citoyens car il y a des victimes qui ont déjà perdu leurs sommes pour les parcelles qui ne leur appartiennent pas.
Cosmas Mungazi Kakola