« Nous habitants vivant autour du Parc de Virunga souhaitons voir le gouvernement de la R.D.Congo respecter ses engagements légaux en matière de conservation de la nature». Ces propos se trouvent dans la déclaration de ces organisations de la société civile, lors de leur conférence de presse du 11 octobre 2018 au bureau de l’UNPC/Goma. A cette initiative, plus de 23 000 personnes vivant au bord du PNVi ont signé cette pétition, qui a été transmise le 17 septembre dernier au Président de la République. Brandissant l’article 27 de la constitution, les pétitionnaires dans l’unanimité ont déclaré: « non à toute initiative visant à désaffecter ou déclasser les parcs nationaux des Virunga et Salonga ou une de leurs parties pour exploiter le pétrole au préjudice de l’humanité et des communautés locales en République démocratique du Congo ».
Heureusement selon ces organisations, Joseph Kabila revenant des États-Unis a présenté un geste favorable à la protection des ressources naturelles. « Le président de la république a détruit publiquement une tonne d’ivoires », se réjouit déjà Tuver Wundi, parmi les pétitionnaires, ce dernier met déjà cet acte du président dans l’actif de leur pétition. Ce défenseur de l’environnement reste optimiste au soutien du chef de l’Etat non seulement à travers cet acte, mais aussi de la bouche des conseillers raconte-t-il, de la présidence lors de la réception de la pétition, ils leur ont dit que, votre demande aura une réponse positive car le chef de l’Etat est un environnementaliste avéré.
Pourquoi protéger le Parc de Virunga
Le Parc National de Virunga est le plus ancien de l’Afrique, il est parmi le plus étendu et regorgeant une diversité des ressources naturelles incommensurables. On y trouve des espèces phares dont le gorille qui est l’une de ses particularités ayant permis qu’il soit classé comme « patrimoine mondial de L’UNESCO ». La RDC possède également, des lois et est signataire des accords interdisant toute exploitation dans les aires protégées.
C’est pourquoi, Me Jovial Ngabo, représentant « ACEDH » dans le consortium interpelle les autorités gouvernementales que, « avant toute exploitation d’une partie du parc la RDC doit non seulement abroger ses lois protégeant les aires protégées contre toute exploitation, (cfrt article 11 et 21 de la loi de août 2015 portant régime général des hydrocarbures et les articles 25, 26 et 35 de la loi du 11 février 2014 relative à la conservation de la Nature). Mais également se retirer dans tous les accords conclus pour cette cause ».
Pour renchérir son argumentaire, l’avocat au barreau de Goma raconte que, « la RDC compte plus de trente blocs pétroliers, parmi lesquels, vingt et un (21) se trouvent hors aire protégée. Si la RDC veut exploiter le pétrole elle devrait commencer par les autres sites et non dans les parcs pour extraire le pétrole ». Le plus grand avantage du parc National de Virunga c’est sa contribution à l’équilibre au réchauffement climatique que cet espace forestier offre aux communautés de la province et de toute l’humanité.
Il sied de signaler que, grâce aux actions de ces organisations de la société civile, SOCO, une entreprise britannique avait résilié son contrat d’exploitation du pétrole dans le Parc National de Virunga. En suspendant toutes les activités qu’elle avait déjà amorcées.
Cosmas Mungazi