Combattre les crimes fauniques en RDC, une affaire de tous

Combattre les crimes fauniques en RDC, une affaire de tous

“Chaque année 60 mille tonnes de viande boucanée circulent sur le marché national”, indique Eric Cassinga investigateur de cette ong. Selon lui outre la viande,les cornes de rhinoceros et d’éléphants,les écailles de pangolin n’échappent pas à l’escarcelle des trafiquants illicites. Il en veut pour preuve la saisie en 2019 en Thaïlande et au Singapour,d’une dizaine de tonnes de cornes des pachidermes,données comme provenant de la RDC,et qui a défrayé la chronique.

Faut il encore rappeler l’interception de 2 tonnes d’ivoire au Congo Brazzaville en 2018,un colis jamais récupéré faute de logistique que manquerait ce Congo de Lumumba, malgré les multiples rappels des autorités de Brazzaville,renseigne un membre d’Interpol présent dans la salle. À cela s’ajoute les 26 chimpanzés(nombre incertain) interceptés au Zimbabwe et rapatriés sans que l’on sache par quelle voie officielle, s’est interrogé le préposé d’Interpol. La liste des abus et atteintes à la conservation est par conséquent très longue. Mais que faire pour inverser la tendance,si le plus ancien parc en Afrique, Le Virunga, continue d’être le théâtre de rixes macabres qui endeuillent et la légion des éco gardes et plus récemment la diplomate ?

Innover et coaliser la riposte contre le braconnage

Pour l’ancien ministre du tourisme Elvis Muntiri:”Il faut travailler avec les communautés environnant les parcs. Car si la population ne protège pas les espèces,la conservation est vouée à l’échec. Mais aussi leur assurer la contre partie économique. A ce titre les projets économiques en cours au Virunga méritent d’être dupliqués ailleurs.”

D’autres intervenants issus de l’Occ,le parquet civil,la police ou encore la société civile et les partenaires au développement, tout en encourageant le cadre de rencontre, ont pisté des voies à suivre. C’est le cas du renforcement du cadre légal de la plateforme institutionnelle devant être porté par un décret du premier ministre; nécessité pour la Cites/RDC d’être proactive; vulgarisation de la loi sur la conservation ainsi que ses mesures d’application et le partage d’informations.

Ce cocktail de mesures s’ajoutent à celles de l’organisation Conserv Congo qui en appelle ainsi à une coalition des forces en présence pour dégourdir notre levier de protection assez sollicité. Eric Cassinga souligne l’importance :” D’un guichet unique aux frontières, équipements modernes et adaptés aux défis modernes pour la brigade du corps de protection des aires protégées PPN et de la police dans des zones urbaines circuit de la contrebande,la création d’un tribunal spécial ,etc”
François

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