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Une école doctorale à Goma

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Pour le lancement des activités, une équipe de quatre personnalités scientifiques (de l’UPN) séjourne depuis mars 2021 dans la région pour les défenses des thèses à Bukavu et début des enseignements du 3ème cycle à Goma.

Parmi ces personnalités, le doyen de la faculté de pédagogie et didactiques des disciplines et coordonnateur du programme doctoral à l’UPN, le Professeur Ordinaire Masandi Milondo Alphonse explique à la 1ère cohorte des étudiants que, « la formation des formateurs est la mission principale de l’UPN à travers toute l’ettendue de la République ». Car ajoute-t-il « il ne suffit pas d’avoir un doctorat en droit pour enseigner le droit à l’université ; à fortiori une licence. »

Ceux qui le font non seulement n’ont pas les techniques didactiques appropriées pour enseigner, mais aussi sont sous qualifiés dans le domaine de l’enseignement universitaire. Pour accomplir cette mission, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire avait accepté le changement de l’IPN à l’UPN.

Cependant l’Université de Goma n’etant pas éligible à l’organisation du troisième cycle, ce partenariat « UPN-UNIGOM » est un intérêt aussi stratégique à l’Est de la République Démocratique du Congo où on enregistre de moins en moins de professeurs locaux, mais aussi combler le vide de la centaine de professeurs qui ont perdu la vie suite à la Covid-19. « Ceux qui trainent les pas risquent de rêver debout », martèle le Professeur Masandi.

Les critères à respecter
Pour le Professeur Ordinaire Joachim Mukau Ebwel, Doyen de la Faculté de Psychologie et Cordon Adjoint du programme doctoral à l’UPN, membre de la délégation, « le 3ème cycle n’est pas fait pour tout le monde. Ce niveau d’étude met l’accent sur la recherche et comment mener les activités académiques ».

Le background des candidats ajoute le professeur va les permettre de travailler dans n’importe quel univers professionnel : « organisations internationales comme les universités », ce qui est une valeur ajoutée.

Pour accéder à ces enseignements, les critères de sélection sont de rigueur, il s’agit par exemple : « il faut avoir une moyenne de 65% en licence, avoir étudié à l’université et non dans les institutions superieures ». Heureusement la dizaine des candidats qui avaient fait les institutions superieures (ISP, ISC, ISDR, etc.) ont été conditionnés de faire dans deux ans la licence spéciale afin d’être acceptés à l’école doctorale.

La spécificité de cette école
Pour le fonctionnement opérationnel le partenariat a mis en place une coordination des activités académiques à Goma dirigée par le Professeur Janvier de l’Unigom, accompagné par le chef de travaux Eric avec un apparitorât au niveau de la maison d’accueil de l’université de l’Unigom situé non loin du bureau de l’UNICEF.

Le chercheur doit être caractérisé par la patience, l’endurance au travail, l’assiduité et ne pas faire des choses à la légère. C’est pourquoi, ce partenariat est conçu pour former les jeunes professeurs dans la région où aucune université publique n’est éligible d’organiser le 3ème cycle.

Cette école est pour les adultes qui ont une vision, un objectif, car les diplômes d’études approfondies c’est un grand diplôme qui permet aux participants de changer leurs paradigmes existentiels. Cependant la bourse est financée par l’étudiant lui-même et demande sa responsabilité et une dose de la maturité.

S’organiser partout au pays
Pour ouvrir les chercheurs de Goma au monde, ce programme est réalisé dans les provinces du Maniema, Sud-Kivu, Congo Central sans parler de Kinshasa où se trouve le siège social de l’UPN. Déjà à Bukavu : 19 docteurs ont défendu leurs thèses de doctorat, à Lubumbashi : 79 candidats finalisent leur recherches en thèse, au Maniema 120 candidats se sont inscrits au DEA et une cinquantaine se prépare pour leurs thèses.

Cette école vient trouver solutions à l’usurpation des titres académiques surtout lorsque certains fils de Goma sont ailleurs ils s’appellent docteurs en thèse des universités des pays étrangers. C’est pourquoi les inscriptions se font à l’UPN pour lutter contre la falsification des documents et l’usurpation des titres académiques.
Cosmas Mungazi Kakola

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