Take a fresh look at your lifestyle.

Cosmas Mungazi, Meilleur Journaliste de Goma en 2020

0

Heureusement, avant qu’il soit primé, Cosmas Mungazi Kakola était déjà connu à Goma et ailleurs en R.D.Congo, peut-être, sans le savoir, comme « journaliste scientifique ». Pour François DEPELTEAU, « la science » est une connaissance, tandis qu’un « scientifique » est celui qui sait, qui connait, qui est instruit. Pour cet auteur, pendant que la science instruit, le scientifique, lui est un connaisseur ou quelqu’un qui veut savoir ». Toujours selon lui, « est compètent celui qui exerce une profession selon les normes ».

Cosmas Mungazi peut-il ainsi être considéré, car respectant les normes de son métier, dit un de ses grands lecteurs.
Dans un commentaire sur l’une de ses publications sur les réseaux sociaux, le professeur de communication de l’ancienne et grande Université de Kisangani, HENRY IYELE BATSU PAUL, reconnait les compétences de Cosmas, « Il fait la fierté non seulement de notre université où il a étudié, mais surtout du domaine de journalisme en RDC, surtout à Goma où être journaliste n’est pas un problème d’écoles et où il est difficile de distinguer le bon au mauvais ».

Malgré cette écologie médiatique confuse, Me Olivier Ndoole, avocat au Barreau de Goma indique que, « j’appelle toujours Cosmas expert de ce domaine suite à la qualité de ses productions journalistiques. Il est parmi les rares journalistes du pays qui écrit clairement mêmes des sujets difficiles. Depuis un temps mon organisation (ACEDH) collabore avec lui dans la production de contenu médiatique ».

Très récemment, le trouvant dans la petite salle de l’UNPC/Goma, le 25 novembre 2020, Aimé Kabwave, journaliste à la Radio Nationale Congolaise (RTNC/Goma) l’encourage, « Cosmas tu es encore parmi les rares journalistes qui savent écrire et qui écrivent pour informer. Dès que je tombe sur les invendus de tes journaux, je les prends et les garde jalousement dans mon sac, afin de vous imiter ».

A cet effet, Cosmas Mungazi répond, « je suis flatté. Ta reconnaissance de la qualité de mon travail dépasse celui qui me donne mille dollars. Mr. Aimé tu viens renforcer ma ligne de conduite rédactionnelle, celle d’impacter sur ma communauté, malgré plusieurs défis du journalisme dans notre pays».

Les critères pour informer

La matière première de tout journaliste c’est l’information, les faits ou encore les évènements significatifs. Cependant, pour qu’un evenement ait le statut de l’information, selon Déborah Potter , il doit répondre à certains critères. Le critère de choix des informations, pour Cosmas Mungazi ce n’est ni l’actualité, ni la notoriété, moins encore le scoop… mais « l’impact ». Qui est une nouvelle qui concerne le grand public .

Par exemple, la contamination du système d’approvisionnement en eau d’une ville est une nouvelle qui a un certain impact, car elle touche directement la population visée. Mais la panne d’une ligne électrique dans cette même ville ne constitue pas une nouvelle importante, sauf si cela provoque une panne totale de courant, pendant plusieurs heures. De cette manière, Cosmas donne sens à tout evenement, même un fait banal, ajoute Dr. Dixon Mukeba, alors son chef de mission lorsqu’il travaillait à l’OMS sous bureau de Goma comme Media Officer pendant la riposte d’Ebola. Plusieurs sont les témoignages positifs qui montrent les compétences journalistiques de Cosmas, certains de ses paires l’appellent doyen malgré son âge.

Les bénéficiaires de sa plume

Si Akilimali Saleh a terminé aujourd’hui ses études en journalisme à l’Université de Goma c’est grâce à ce portrait effectué en 2012 lorsqu’il était animateur-amateur à la COMICO FM et élève en 4ème des humanités : “Nord-Kivu/Goma : le “petit” Akilimali a déjà tout d’un grand », cette publication de Syfia Grands Lacs avait intéresse certains donateurs européens qui avaient soutenu toutes ses études universitaires.

Si aujourd’hui l’État Congolais a restitué deux maisons à François Loanda, propriétaire de la maison méchamment détruite vers la Mosquée de Katindo, c’est grâce à cette plume, qui avait servie de témoignage à la Cours Suprême de Justice à Kinshasa contre un ancien maire de Goma. Même la première publication de Cosmas intitulé : Nzando ya bitula : vendre plus aux dépens de l’hygiène avait suscité l’autorité urbaine de Kisangani d’exiger la vente des produits alimentaires sur les étalages.

Cet autre article : Goma/Nord-Kivu : le journalisme ami une bonne affaire pour les ONG a été à la base d’une une recherche scientifique dans une université Belge, la professeure Marie Fierens a été à Goma pour les entretiens avec la population cible de sa recherche, les acteurs des médias de la ville en 2017.

A partir de cette publication, Nord-Kivu : l’argent du “transport” divise les journalistes, Cosmas a publié son premier livre, il deviendra ainsi le premier journaliste de Goma qui a écrit un livre avec des données utilitaires, et non un roman dans lequel il s’érige contre ce fléau qui gangrène la presse congolaise, le phénomène coupage et ses conséquences.

Un parcours éloquent
Le fait de terminer ses études universitaires en journalisme, l’a permis de parcourir plusieurs statuts professionnels, curieusement, dans une même profession. C’est ainsi, de 2004 en 2020, Cosmas a été : « journaliste-collaborateur, journaliste-stagiaire, journaliste-pigiste, journaliste indépendant, journaliste salarié, journaliste correspondant, journaliste juridique, journaliste d’entreprise et journaliste éditeur, promoteur des journaux».

Il est ainsi un journaliste avec un parcours exceptionnel : « dix statuts pour une même profession ». Aujourd’hui il est promoteur du Journal Flambeau de l’Est, pouvant se consulter sur : https://www.flabeauestrdc.com, enseignant d’universités, mais aussi étudiant de troisième cycle de l’Université de Kisangani auditoire de Goma.

Beaucoup pense qu’il n’a jamais travaillé à la radio et pourtant les six premières années de sa profession il les a effectuées dans les radios de Kisangani et de Goma. De 2003 en 2004, Cosmas est journaliste collaborateur, animateur de l’émission idéologique « RDC et nous », qui passait chaque jour de 6h00 à 6h30 le matin et de 17h30 à 18h00, le soir à la RTNC/Kisangani.

Après deux mois de stage de 1èr cycle à la Radio-Télévision Amani, « RTA », le rédacteur en chef, Ernest Mukuli Kasongo, a jugé bon de le retenir comme journaliste stagiaire, « attaché à sa rédaction » ; où il restera pendant deux ans. De cette manière Cosmas sera ainsi considère au « Journal école Mongongo », qui sera mis en place par « Syfia International », en partenariat avec l’Université de Kisangani.

A la Radio Mutaani de Goma, il est Directeur des programmes adjoint, chargé de collecte et de la censure des informations, où avec le concours du comité de rédaction Cosmas confectionne : « la première grille des programmes non calquée de l’Étranger de Goma ».

Cosmas un journaliste multi thèmes

Ayant parcouru presque tous les types des médias de l’imprimerie à l’internet, Cosmas a aussi participé à plusieurs projets bénéficiaires aux journalistes en RDCongo.

Parmi les projets importants auxquels il a participé ceux qui l’ont façonné sont entre autres : le projet journal régional « Syfia Grands Lacs », la première rédaction professionnelle que la RDC n’a jamais connue. Le projet, Journal École Mongongo de Kisangani, qu’il considère comme ses débuts professionnels.

Cosmas a également été formé en journalisme juridique par l’organisation internationale de droit Belge « RCN « Justice et démocratie » dans son projet « contribuer à la liberté de presse en R.D.Congo ». Sur les 30 journalistes dont 15 de Kinshasa, Cosmas occupera la première place sur le plan nombre des publications dans la chronique juridique publiée dans la 2ème édition de la « LOI et VOUS » de RCN.

Dans le souci de maitriser tous les aléas de la publication en ligne, Cosmas s’est fait un Journaliste blogueur de la communauté Habari RDC, motivé par la liberté rédactionnelle et l’esprit critique qui caractérisaient la rédaction des billets, mais découragé par l’arrivée d’un éditeur amateur, tribal.

Cosmas a également de l’expérience du journalisme d’entreprise dans la communication des organisations dont l’OMS en produisant un bulletin interne des histoires à succès de cette organisation, dans les activités de la lutte contre la maladie à virus Ebola. Il est parmi les 4 journalistes Congolais qui ont obtenu leur certificat international des universités CESTSI du Sénégal et École Supérieur de Journalisme de l’Ile en France, à travers le projet de formation des 100 journalistes africains en journalisme pour le développement « ODD », formation de 4 mois financée par la Banque Mondiale.

Cependant, Cosmas veut renforcer ses compétences en journalisme d’investigation, journalisme des données, pour matérialiser son rêve le plus ardant du journalisme scientifique en R.D.Congo.

Il adore aussi la presse écrite en mariant l’idée de Jules Renard qui disait : « Écrire est une façon de parler sans être interrompu » ; mais également, comme on vit une « société audio-visuelle », Cosmas veut faire la névrose de l’écrit en voulant tout de même maintenir à tout prix la trace de la parole.

Plusieurs défis

Parmi ses faiblesses, c’est à peine que Cosmas parle de lui-même.
« Mais ses actes parlent à sa place et constituent pour un bon nombre des journalistes qui l’ont rencontrés un modèle pour leur base journalistique ».

Natif du Maniema, mais a choisi Goma comme ville de résidence, malheureusement ici les gens sont groupés selon leurs ethnies, où le tribalisme est une carte d’identité, ce qui constitue un problème sérieux pour un journaliste qui veut dire toujours la vérité. Cette attitude l’a opposé à ses propres collègues, qui se sont constitués comme ses premiers blocages.

Dans son article : « Journalisme ami une bonne affaire pour les ONG », certains de ses collègues de la même rédaction ont influencé certaines de ses sources qui l’ont accusées aux responsables de sa rédaction soit disant qu’ « Il avait écrit cet article sans les avoir consultées ».

Une fois que l’information tombe sur la table de la rédactrice en chef à Montpellier, Cosmas Mungazi déclare : « j’étais directement suspendu pour trois mois sans aucune explication ». Heureusement, certaines sources avaient refusé en appelant d’eux-mêmes sa rédaction centrale en disant toute la vérité que, Cosmas leur avait consultée. Dès lors il sera rétablit dans ses droits.

Dans tout son parcours Cosmas tisse de bonnes relations avec les journalistes qui respectent les principes du métier et est ennemi des mauvais praticiens, usurpateurs des titres dans ce domaine.

C’est pourquoi, il a le plus grand souci d’avoir son PHD en journalisme pour le développement afin de divulguer les bonnes pratiques de ce domaine dans les universités congolaises. Toutes les intentions, qualités de Cosmas seront détailles dans son livre : « Métier d’un journaliste indépendant dans une zone de conflits », qui sera publié dans les prochains jours dans une édition internationale.
Eric le Rouge

Print Friendly, PDF & Email

Leave A Reply

Your email address will not be published.