Ce qui divise les communautés au Nord-Kivu

En dehors de toutes ses potentialités, le Nord-Kivu est connu aussi pour ses groupes armés communautaires, 47 selon la Monusco. Malheureusement, presque chaque communauté possède son groupe armé, dont les indicateurs sont évalués par les actes de ces acteurs des conflits sur terrain.

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Si Guidon Shimwerahi Mwisa, seigneur des guerres dont ses troupes mènent des actions dans les territoires de : « Walikale, Masisi et dans le Lubero » prétend s’attaquer aux envahisseurs étrangers (Rwandais ou Rwandophiles), ses éléments sont de moins en moins hostiles aux membres de la communauté Nyanga, qui sont ses frères.  Même si les Nyantura peuvent être éparpillés et dangereux, dans les territoires de Rutshuru et Masisi, ils s’attaquent difficilement aux populations Hutu. De la même manière Janvier Kalahiri et Bwira éstiment vouloir défendre les intérêts de la communauté Hunde.

Il est également constaté lorsqu’on voyage entre Goma-Butembo dans le « Busendo », le tronçon le plus dangereux où de milliers de personnes ont été enlevées et tuées,  les bandits armés Nande inquiètent à majorité les voyageurs des autres communautés et vice versa. Cette division communautaire des groupes armés qui se fait dans la brousse renforce le tribalisme dans les institutions dans les centres villes (Goma, Butembo, Beni, Walikale…).                  Les congolais venus des autres provinces sont les victimes potentielles, qui disent malheureusement  que, au Nord-Kivu,  « le tribalisme est devenu une pièce d’identité». Pour eux, presque toutes les communautés de la province en sont non seulement acteurs, mais aussi responsables.

Les reproches aux communautés

La liberté des paroles et les reproches mutuelles des communautés ont été les plus grands succès du dialogue de vérité initié par Carly Nzanzu Kasivita, Gouverneur de Province. Prenant la parole à ce dialogue, le représentant de la communauté Tembo a qualifié d’une manière objective et tranchante certaines communautés acteurs de conflits en province.

Pour lui, « les NANDE sont égoïstes, qui veulent toujours être chefs parmi les esclaves ».    Les «  Hutu sont  un peuple qui développe un esprit de combat, qui veut tout avoir par la guerre, les conflits et veulent également conquérir des espaces terriens des autres  par  la violence ou la guerre ».

Selon toujours ce responsable Tembo, « les Tutsi, sont des hypocrites et sournois dont on ne connait jamais ce qu’ils pensent et protègent aussi les intérêts des étrangers ». Sans avoir la prétention de les analyser toutes,  ce responsable  communautaire a  terminé son discours en  accusant les Hunde, comme un peuple voulant les assimiler  à  un sous peuple Hunde, comme les Babingi sont considérés par les Hutu comme leur clan, et  pourtant des communautés à part entières, malgré leur nombre. Et Julien Paluku Kahongya, alors gouverneur disait : « Il n’y a pas un peuple qui peut avaler une autre. Parce qu’il n’y a pas une grande ou petite communauté ».

Les pistes des solutions

Selon les scientifiques, trois mentalités sont réfractaires au développement  dans toute société. Le peuple qui pense développer une société par : « la magie, le tribalisme et le fait de penser que toute solution doit venir de l’étranger se trompe ». La construction d’une société doit être fondée sur base des valeurs des compétences, de mérites, de l’unité et d’acception de l’autre. Le contraire c’est la préparation au chaos.

                                                                               Journaliste des solutions

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