Un conflit infini entre les Parc National de Virunga et les populations riveraines

D’un côté, les riverains du Parc de Virunga réclament leurs champs pris par l’ICCCN. De l’autre, depuis le début de l’année 2020 l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature érige une clôture électrique pour délimiter les périmètres du Parc sur l’axe Binza et Nyamilima dans le territoire de Rutshuru non loin des frontières, Congolo-Ugando-Rwandaises.

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Cet acte n’est pas salué par une couche de la population riveraine de Binza et Nyamilima qui estime que l’ICCN est dans la conquête de nouveaux espaces terriens pendant qu’il y a aussi l’augmentation des populations dans les villages qui environnent le Parc.  C’est ainsi que, plusieurs champs des populations riveraines  qui   se trouvaient dans les périmètres du  Parcselon l’ICCN ont été ravis aux populations riveraines. Le conflit est exacerbé par le fait que, dans cette zone rurale,  c’est l’agriculture  qui est  la principale activité, le fait de priver les riverains  de leurs champs influe négativement sur leur vie socioéconomique. Tout d’un coup  la famine  prend le terrain et  les denrées alimentaires se vendent plus chers.

La  LUCHA, section de Rutshuru a toujours  manifesté  avec population de Nyamilima pour exiger l’implication du Gouvernement Congolais  afin de trouver une solution  sur cette question, mais sans suite comme s’il était complice de la souffrance de ses  administrés.

Les riverains se plaignent

Etonnée d’avoir vu son unique champ être ravi, Judith KAVIRA, la soixantaine  et veuve de son état  rencontrée à Nyamilima vers le mois de Mars déclare tristement que « je ne sais  plus nourrir  et payer les études  de mes enfants.  Car mon champ était  l’unique banque pour financer toutes mes entreprises. Je demande que les autorités viennent en aide aux pauvres cultivateurs  qui nous sommes et qui n’avons  que la houe comme Travail ».

Aimé MUKANDA, membre de la société civile du groupement de Binza estime que,« la grande erreur de l’ICCN est de n’avoir pas associé la population dans les démarches de limitations du parc. Car cette délimitation doit tenir compte des contextes démographiques qui doivent concourir pour la paix des écosystèmes et de la population. » Ce dernier interpelle  les députés et les ministres à s’impliquer  sur cette  question afin de mettre fin à cette crise.

Dans une interview accordée à la radio Okapi,  le 4mars 2020,  le directeur général de l’ICCN, Cosma Wilungula, avait  dit que, cette clôture électrique de plus de 70 kilomètres  apportera des solutions, non seulement à la protection des populations riveraines contre les attaques récurrentes des animaux de cette aire protégée, mais aussi assurera la sécurité aux écosystèmes se trouvant dans le plus ancien des parcs de la R.D.Congo.

 

SIVAMWANZA ALBERT

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